Théâtre
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Réécritures (L)

Objet d'étude :
Les Réécritures
(du XVIIe siècle à nos jours)

Problématique : Dans quelle mesure réécrire c'est ''revoir'' ?



Les adaptations (et transpositions) :

I - Définitions

Adaptation (1885, n. f.), Ce qui résulte de la transposition d'une œuvre à une autre forme, passage d'un art à un autre. Plus ou moins libre l'adaptation d'une oeuvre (au théâtre, au cinéma, en une B.D...) comportera de nombreuses modifications : l'analyse portera sur la modernité, l'originalité, la forme, les coupes, les thèses rapportées, la nouveauté des personnages... de cette adaptation . Vers le site de Ridan

Transposition (1694, n. f.) : Le fait de faire passer dans un autre domaine... Le projet (l''exercice) impose une nouvelle grammaire : ce sera tout l'art de la transposition (Tournier et son Vendredi pour adulte et pour enfant).
- Transposition pour une traduction : passer d'une langue à une autre pose les problèmes de la musicalité de la phrase, de l'exactitude de la formule.
- Transposition de genre : passer de la prose à la forme poétique (voir le texte d'Aragon)
- Transposition de registre : passer du tragique au comique (cf. la parodie : La passion du christ revue par Jarry, Mel Gibson...), jouer avec la langue (jeux littéraires d'amplification, de réduction...).
- Transposition de contexte : changement d'époque ou de courant littéraire, de point de vue (de locuteur), de lieu...
- Transposition formelle : passer de la comparaison à la métaphore ou à la métonymie (figure de style), du discours direct au discours indirect (discours)...
Dans le cadre d'un exercice scolaire, c'est une réécriture qui doit respecter des contraintes ("écriture sous la contrainte" des consignes données explicitement ou non)

Adaptations : Dom Juan de Molière

"L’adaptation et la réécriture sont deux formes d’écriture théâtrale que l’on retrouve tout au long de l’histoire du théâtre, dès les origines : la tragédie grecque s’est inspirée des épopées d’Homère, les Mystères du Moyen-Age sont des illustrations vivantes de la Bible et la plupart des œuvres de Shakespeare tirent leur source de nouvelles, de ballades, de chroniques.
Quant à la réécriture, elle est pratiquée dès l’époque romaine, puis très largement dans le classicisme français, à partir des pièces de la tragédie grecque antique.
Au vingtième siècle, les metteurs en scène vont très largement pratiquer l’adaptation et la réécriture
"
(exemple pour le Dom Juan de Molière vingtaine de mises en scène au XXe siècle)
(► citation de L'adaptation théâtrale et la réécriture)

Si le Dom Juan de Molière (réécriture d'une pièce de Tirso de Molina) a été très peu jouée entre le XVIIe et le XXe siècle, nombreux sont les metteurs en scène qui ont choisi, après 1947, de construire et remettre le mythe de Don Juan au goût du jour
(► Dom Juan de Molière, quelques mises en scène)

Transposition, glissement de sens : Du Bellay / Ridan

Document de travail à télécharger (Word, 200ko)
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pour un usage promotionnel ou pédagogique

«  Heureux qui comme Ulysse  » : Du Bellay (1558) Réécriture
Quels changements ?
«  Ulysse  » : Ridan (2006)

Les Regrets, XXXI





Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !





Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage ?





Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine;





Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

 

Heureux qui comme Ulysse,
A fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ?

(Refrain, x2)

Mais quand reverrai-je, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ?
Mais quand reverrai-je
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province,
Et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour
Qu'ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur
Me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

(Refrain, x2)

J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les dieux,
Perdu dans les marées ;
Retranché dans une cale
Et mes vieux tympans percés
Pour ne plus jamais entendre
Les sirènes et leur voix.
Nos vies sont une guerre
Où il ne tient qu'à nous
De se soucier de nos sorts,
De trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas
Et de toute cette eau qui dort
Qui pollue nos chemins soi-disant pavés d'or !

(Refrain, x2)

Mais quand reverrai-je... (x3)

(Doc élève en pdf - présenté avec l'autorisation de Ridan - QRCode pour le retrouver rapidement)

II - Liens numériques :

(valides en août 2013)

(internes à PhM-lettres)

(externes)

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