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Objet d'étude :
Le personnage de roman
(du XVIIe siècle à nos jours)

Problématique : En quoi le personnage de roman donne-t-il à voir un monde ?



Vocabulaire d'analyse :

  • Le roman et la nouvelle représentent le principal genre en prose. Genre pluriel (de par la variété des œuvres qu'il recouvre), il peut se définir par son projet : la narration d'événements, plus ou moins fictifs, mis en dialogues par des personnages (narrateur, actants) dans un environnement (social, politique, psychologique) plausible. Cet objet littéraire se confronte à une lecture décalée faite par un narrataire (lecteur : acteur) qui s'approprie sa lecture en relation avec son propre contexte. Cette définition ne donne sa dimension au genre romanesque que par les exceptions qu'elle semble ignorer...
  • Étudier un roman consiste à étudier la construction littéraire de ses personnages (caractérisation de ses actants), et de son univers (caractérisation des espaces qu'il invente), d'étudier la vision de l'homme et du monde qu'il convoque.
    Cette étude s'appuiera sur la mise en jeu du langage, des topoï et des contextes confrontés.

Autobiographie
n.f.

(Du grec "graphè" écriture, "bio" vie, "auto" soi-même) Auteur, narrateur et héros sont ici la même personne : celle qui signe l'ouvrage et le fait éditer ("écriture de soi" ou "écriture sur soi"). "Récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence" (Ph. Lejeune).
La littérature (contemporaine) brouille intentionnellement les limites entre fiction et réalité. Réelle ou fictive l'autobiographie est un art.
(J.P. Sartre, Les Mots).

"Autofiction"
n.f.

(Serge Doubrovsky) Roman où auteur, narrateur et personnage central se ressemblent mais qui laisse cependant une part belle à la fiction afin de dévoiler une vérité du Moi : ainsi l'autofiction mêle autobiographie et fiction. On parle de l'autobiographie romancée.
(Perec, W ou le souvenir d'enfance ; Duras, L'Amant ; Proust la Recherche ; Doubrovsky Fils)

"Faction"
- anglicisme -

Mot-valise (ou couplaison) de "fact" (fait réel) et de "fiction" pour traduire l'ambiguité de l'autofiction).

Autoportrait
n.m.

Peinture de soi : donner en se peignant ou en se décrivant une image sur soi (transposer ses défauts, ses rêves, ses phantasmes). De l'esquisse au portrait, on aborde une description physique et (surtout) psychologique (se comprendre et se faire comprendre : un miroir ambigu).
(Montaigne, Les Essais)

Biographie
n.f.

C'est le "récit de vie" d'une personne réelle (célèbre ?) ou fictive. Sa fonction première est donc bien du domaine du récit avec des visées informatives (voire didactiques), sociales (entretenir une mémoire collective), analytiques (voire psychanalytiques) : le biographe doit "célébrer les grands, faire revivre les humbles"…
(R. Barthes, Sade, Fourier, Loyola)

Description
n.f.

La description (et le portrait) est une convention romanesque : souvent elle "donne à voir" elle est informative et crée donc un effet de réel...
Elle est souvent introduite par un " embrayeur spacial" ("il s'approcha de la fenêtre. Dehors..."cf le roman des XIXe et XXe siècles).
Six fonctions sont reconnues à la description : les fonctions - mathésique - mimésique - sémiosique - hyphologique - irréférentielle - symbolique.
(fiche : la description - phm-lettres)

Discours
n.m.

L'énonciation dans le roman se fait sur le mode du discours rapporté :
- discours direct : la parole des personnages est rapportée comme un dialogue (ou monologue "j'ai froid")
- discours indirect : la parole des personnages est incluse dans le récit ("il disait qu'il avait froid")
- discours indirect libre : la parole du personnage n'est pas distincte de celle du narrateur
- discours narrativisé ou récit de parole : résumé des propos du personnage assumé par le narrateur ("il fit une longue pause lourde de sous-entendus")
- discours direct libre ou monologue intérieur : le personnage dit pour lui-même ce qui lui passe par la tête ("Mon pardessus au porte-manteau ; je m'assieds ; ouf ! j'étais las" - Dujardin) : il n'y a ni logique, ni parole entendue...

Double énonciation
n.f.

L'énonciation dans le roman épistolaire peut-être qualifiée de double comme pour le théâtre : l'auteur est l'émetteur vers le lecteur destinataire récepteur, mais, vous êtes aussi lecteur récepteur et le lecteur des autres lettres... ainsi l'omniscience est donc partagée : avec l'auteur, le lecteur a une connaissance de l'ensemble des échanges épistolaires.

Effet de réalité
n.m.

- Faire vrai, c'est arranger la réalité, la rectifier, la reconstruire pour mieux la révéler.
- Pour mettre en défaut cet effet le narrateur peut intervenir dans le récit, les personnages reprennent une "psychologie de papier" (caricature), l'histoire devient invraisemblable, les codes narratifs s'affichent comme code...

Embrayeur
n.m.

terminologie de Benveniste pour introduire les termes qui renvoient au moment, au lieu, à l’énonciateur ou au destinataire du récit ou du discours.
(les pronoms personnels, les adverbes de temps et de lieu, les temps verbaux, les déictiques...)

Fonctions
n.f.

- référentielle : description pour créer un ancrage dans le réel, faire vrai.
- des dialogues : informer le lecteur (comprendre une situation, connaître les sentiments du personnage...), faire progresser l'action (révéler des tensions...), caractériser des lieux ou des personnages (décrire, polémiquer, argumenter...)
- romanesque : référentielle, symbolique, didactique... (cf ci-dessous)
- de la description : informer le lecteur, créer un référent (donner à voir), suspendre l'action, comparer des cadres...

Incipit
n.m. 

La première phrase d’un roman. Par extension, la première page, voire le début d’un roman.

Mensonge
n.m. 

Dire la vérité, c'est aussi l'arranger, la rectifier, la reconstruire pour faire œuvre d'art. Dans l'autobiographie, penser que se souvenir c'est aussi se réinventer par omission ou distanciation..

Mise en abyme
n.f.

Procédé de composition (pictural ou littéraire) par lequel l'artiste réalise (par le biais d'un miroir ou d'un personnage) la réflexion de l'œuvre au centre du tableau ou du roman. Le roman épistolaire offre de nombreuses possibilités de mise en abyme d'un événement ou d'une situation : un même événement relaté par différentes voix, une lettre dans une lettre...

Modalisation
n.f.

Tout élément qui parle de l'attitude du sujet de l'énonciation par rapport à son énoncé. Plus particulièrement ce qui marque une nuance, une rectification, une prise de distance, une plus ou moins grande adhésion au contenu de l'énoncé : "j'avais bien raison de dire…".

Narrataire
n.m., 1966

Si le narrateur est celui qui raconte, parler du narrataire c'est introduire la fonction du lecteur dans le pacte écriture / lecture. Le narrataire est le lecteur / acteur, celui qui s'approprie sa lecture en relation avec son propre contexte. Il est récepteur du récit mais il le modifie, le réécrit : il devient co-auteur...

Objectivité
n.f.

Qualité de ce qui est exempt de partialité, de préjugés, de ce qui existe indépendamment de l'esprit.
Une biographie peut-elle alors être objective ? On peut s'interroger sur la fiabilité du biographe (partisan ou hostile ?) et sur la fiabilité de la mémoire et les pièges de l'écriture.

Pacte romanesque
n.m.

Le plus souvent tacite, dans lequel l'auteur s'engage à restituer avec exactitude, fidélité et sincérité des éléments d'une histoire vécue, le lecteur devient alors le témoin privilégié (partie prenante) de cette authenticité. Ce pacte implique connivence (voire complicité) entre l'auteur et le lecteur (narrataire).
Le roman (dès le XVIIè) brouille intentionnellement les limites entre fiction et réalité.
(Voir la préface des "Liaisons dangereuses" par exemple)

Personnage / Actant
n.m.

Ce n'est pas une personne même si l'auteur veut en donner l'illusion : c'est un signe littéraire construit sur des procédés littéraires identifiables qui vont le caractériser...
- Il joue un rôle implicite dans le roman : être le révélateur de la vision de l'homme et du monde engagée par l'auteur (point de vu auctoral)
- Le narrateur lui constitue (explicitement) un curriculum vitae (nom, portrait, condition, voix, actions) et un caractère plus ou moins stéréotypé (le bon, la brute, le justicier, le mal, le lâche...)
- Le schéma actantiel permet de mettre en valeur l'idée directrice du récit (actions) et les tensions entre les personnages 

Polyphonie
n.f.

En dehors des lettres portugaises qui sont à une seule voix, le roman épistolaire est à deux ou trois voix. Dans Les Liaisons dangereuses on peut identifier 12 épistoliers... (antonyme : "monodique") avec un système de croisement des lettres.

Prétérition
n.f.

(paralipse, prétermission ) figure de style qui consiste à feindre de ne pas vouloir dire ce que l'on dit néanmoins clairement : "je n'ai plus rien à ajouter. Ni sur votre prudence, qui... ; ni sur votre conduite qui...".

Réalité
n.f.

Ce qui est extérieur au sujet. La réalité s'oppose à la conception. Elle est aussi ce qui s'impose à nous venant du monde extérieur.
L'illusion du vrai ("vraisemblabilisation") se fait en respectant la forme (ancrage dans une réalité : "je" qui dans un dialogue se présente dans un présent et dans un passé historiques) et en inscrivant le récit dans un réel suggéré (intimité, référence à un décor crédible - toponymie -, citations de faits attestés, narration intercalée dans un temps attesté…)...

Réel
n.m.

Ce qui existe, ce qui est véritablement, concrètement (s'oppose au possible, au nécessaire, à l'imaginaire, à l'apparent).

Registre
n.m.

C'est à dire "la manifestation par le langage des grandes catégories d'émotions et de mouvements de la sensiblité". Tons remarquables : épique, lyrique (élégiaque), comique (humoristique, ironique, caricatural, satirique ou parodique, voire burlesque), oratoire (polémique, délibératif, satirique, laudatif, pathétique, épique, didactique voire apologétique), tragique, épidictique, réaliste (assertorique ou apodictique ;c), fantastique…

Roman américain

C'est une nouvelle façon d'aborder le récit. Celle-ci influencera l'ensemble de production romanesque
Il remet en cause les codes romanesques du XIXème : destruction d'un schéma narratif linéaire (textes puzzle), effacement d'un narrateur omniscient au profit du monologue intérieur (point de vue subjectif donné par le personnage lui-même), introduction du simultanéïsme : deux actions se développent en parallèle. Ces procédés permettent de montrer l'angoisse, l'incompréhension, les "bruits" qui encombrent la communication...

Séquence
n.f.

Si le chapitre organise le roman du XIXème, la séquence offre au roman contemporain un nouveau rythme par une unité de ton, d’action de lieu.

Sincérité
n.f.

Dire ce qui semble vrai. La sincérité est prise entre les défaillances de la mémoire, la mise en scène de soi, la volonté didactique, les ruses de la mauvaise foi et le désir de plaire (faire œuvre d'art ?). Sommes-nous dans la conversation privée, l'aveu intimiste, dans une chronique mondaine destinée ou non à la publication, dans le romanesque et la fiction ?
Dire le vrai "est une position extrêmement difficile, intenable et prodigieuse" (Ph. Lejeune).

Subjectivité
n.f.

Caractère de ce qui appartient au sujet, à l'individu, à l'interprétation ou l'analyse du réel.
Un biographe passe la réalité au crible de son analyse, un romancier passe la réalité au crible de son imaginaire

Temps n.m.
temporalité n.f.

Entrée pour étudier les divers décalages dans le temps : le temps du récit, le temps des horloges, les dates (indiquées ou non) des événements et le temps vécu par les personnages. Ainsi, analepses, prolepses, raccourcis, interruptions, pauses et ellipses ont un effet sur le sens : ces ruptures (chronologiques ou événementielles) déstabilisent la narration et donnent à voir autrement les événements en reconstruisant le déterministe des faits.

un Topos (n.m.)
des topoï
Topiques<

n.m.

"- Lieu commun", "poncif", "stéréotype", "modèle", "cliché", "carte postale" (et "tarte à la crème" familièrement)
- Lieu commun, plus ou moins attendu par le lecteur, et que l’écrivain s'amuse à reprendre avec son propre style. Ces topoï codifient le récit et deviennent un enjeu de reconnaissance pour le lecteur cultivé : une lettre (de éclaration d'amour, de reproche, de rupture...), un portrait, une description (la tempête...), une scène (de première rencontre, de rupture, de poursuite...), l'enchâssement de récits, des lieux typés (forêt, châteaux...).
- Une autobiographie pose par exemple un pacte d'écriture (fusion auteur,narrateur, personnage ; sincérité du locuteur qui s'adresse à un lecteur témoin et juge). Le récit de vie correspond à des modèles littéraires attendus.
- Mal vu au XIXe siècle, le topos devient un jeu littéraire qui dénonce des modèles sociaux…

Vrai
n.m.

Qui présente un caractère de vérité (conformité au réel, cohérence interne) opposé à faux, erroné, illusoire ou mensonger : c'est authentique, certain, exact, incontestable, juste, sûr, véritable.

Vérité
n.f.

"Accord de ce que nous pensons avec ce qui va venir" (Hegel). La littérature (contemporaine) brouille intentionnellement les limites entre fiction et réalité.

Voix narrative
n.f.

- On identifiera les voix narratives en parlant de "roman à la première personne" (le narrateur dit "JE"), de "roman à la troisième personne" (le narrateur marque sa présence en donnant son avis, voire en s'adressant au lecteur), le roman à la seconde personne (le "TU" ou le "VOUS" confondent le personnage principal et le lecteur)
- Le roman épistolaire est dit "polyphonique"
- le roman contemporain joue sur la confusion des voix (Qui parle ?)

III - L'analyse littéraire peut porter sur :

La diégèse :

- L'histoire : informer sur ce qui nous est raconté (paraphrase) pour se mettre d'accord sur la compréhension du fil des événements et des personnages mis en cause.
- Le schéma actantiel mieux que la paraphrase, permet ici de mettre en valeur et l'idée directrice du récit et les tensions entre les personnages : il se construit autour du SUJET et de son PROJET ("objet"), du DESTINATEUR (commanditaire), des ADJUVANTS (aides), des OPPOSANTS et du DESTINATAIRE.
Cela ne devrait pas introduire de réelles difficultés... sauf si l'auteur brouille nos habitudes de lecture...

La situation de l'énonciation :

- c'est analyser les : locuteur, destinateur, destinataire, pacte, formes (rhétorique mise en place pour justifier ou non de son réalisme, pour le placer dans une rétrospective plus ou moins historique) et registres (tragique, lyrique, fantastique, nostalgique, ironique, polémique...) donnés à l'énonciation.
- N'oublions pas que le personnage romanesque n'est qu'un "personnage de papier" auquel l'auteur prête (selon les époques et le genre) une crédibilité plus ou moins grande (de la chanson de geste... au nouveau roman)

Le genre dans lequel s'inscrit l'écriture du récit :

- À chaque genre romanesque correspond un projet d'écriture et de lecture différent. Le roman recouvre ainsi de nombreux projets (genres) qui créent sa diversité :
- chanson de geste, roman de chevalerie, roman pastoral, roman comique, roman picaresque, roman baroque, roman galant, roman historique, roman de moeurs, roman gothique, roman épistolaire, roman libertin, roman philosophique, roman romantique, roman d'apprentissage, roman réaliste, roman populaire, roman satirique, roman naturaliste, roman policier, roman autobiographique, roman psychologique, roman de science fiction, roman existentialiste, nouveau roman, roman culte, autofiction...

La forme du récit :

c'est étudier les éléments techniques qui constituent le récit et mettent en place la fiction :
- les phases de l'action qui composent l'histoire racontée : situation initiale, situation finale, éléments déclencheurs et éléments stabilisateurs, actions ou "scènes", pauses et "tableaux"
- l'espace... du récit qui ont pour fonctions d'ancrer ou non le roman dans un réalité, de créer "une atmosphère", voire de mettre en place des topoï (la ville, la rue, l'hôtel, le château, la forêt, la campagne, le lac, la montagne ou la mer...) qui vont "cadrer", définir le récit.
- ... et le temps : temps de l'écriture et de la publication (liés à l'histoire de l'auteur) ; temps de la narration : un personnage raconte une histoire appartenant à un passé (ou à un futur !) plus ou moins lointain ; il peut s'exprimer au présent)
- l'ordre des événements : l'auteur choisi un déroulement chronologique ou non à la relation des diverses actions. Mélanger ces repères temporels est un moyen intentionnel de brouiller ("mélanger", "perdre") le lecteur (analepse et prolepse).
- le rythme du récit avec ses accélérations et ses ralentissements décidés par l'auteur : la scène (tps de l'action = tps de lecture), l'amplification (événement sur-développé), le sommaire (action résumée), le tableau (tps consacré à l'observation : pause dans le récit), l'ellipse (rien n'est dit de ce moment)
- les registres prédominants : l'auteur choisi (définitvement ?) d'amuser, d'instruire, d'émouvoir, de faire réfléchir.. son lecteur.
- point de vue : focalisation interne (le narrateur / lecteur ne voit et ressent que ce que le personnage voit et ressents), focalisation externe (le narrateur / lecteur ne peut savoir que ce que lui dit, lui mime ou lui montre le personnage) focalisation zéro (le narrateur / lecteur omniscient connait des informations que le personnage ignore)
- embrayeurs renvoient, soit aux actants, soit aux circonstants de l'énonciation, soit aux modalisateurs du discours. L'usage de ces embrayeurs a lui-même créé quelques codages et "tics narratifs"...
- récits enchâssés : "le personnage d'un récit se mette lui-même à faire un récit"... Ainsi se créent des niveaux de récit à l'intérieur du récit principal (diégèse) : il est bon de les identifier pour...

On parlera des fonctions de l'écriture romanesque :

- Symbolique : mettre en place un univers parallèle pour porter à réfléchir (utopie, dystopie, fable...), invite à l'interprétation.
- Poétique : poésie en prose. Le référent s'efface derrière un univers subjectif, invite à l'interprétation.
- Didactique : faire un récit pour édifier, donner une leçon morale (apologues).
- Romanesque : créer un "effet de réel" (penser à la SF et à la biographie imaginaire par exemple).
- Conative ou injonctive : écrire pour pousser le lecteur à une action (agir sur le récepteur).
- expressive : elle révèle l’origine ou la propriété du message : l'auteur écrit pour donner ses sentiments (exemple : l'autobiographie).
- Référentielle : faire œuvre documentaire et (r)établir une vérité sur un personnage, des lieux, une époque... (description, portrait, conviction).

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